En janvier 2019, les Québécois apprenaient qu’ils avaient perdu plus de 47 millions dans une entreprise ratée d’Alexandre Taillefer, Téo Taxi.

« Parmi les aides financières publiques encaissées par Téo Taxi et ses filiales, on note 5 millions de dollars du ministère des Transports, 5 millions de dollars du Fonds provincial de modernisation de l’industrie du taxi, 5 millions de dollars du ministère de l’Environnement, 4,5 millions de dollars du ministère de l’Économie à Téo Techno et près d’un million de dollars du gouvernement fédéral », apprenait le Journal de Montréal au Québécois.

« De son côté, Investissement Québec a injecté plus de 15 millions de dollars dans XPND Croissance, principal actionnaire de Téo Taxi. La Caisse de dépôt et placement, le Fonds de solidarité FTQ, le Fondaction CSN et le fonds XPND Croissance auront ainsi déplié depuis 2015 plus de 47 millions de dollars dans Téo Taxi et ses filiales. »

Pourtant, quelques mois avant que Téo Taxi renvoie ses 450 travailleurs et liquide sa flotte de véhicule, l’homme d’affaires douteux Alexandre Taillefer vantait la vertu de son entreprise.

Les employés allaient être payés 15$ de l’heure, se vantait-il, et les automobiles seraient des automobiles électriques Tesla (dont le modèle X coutait environ 120,000$ CAD).

Pas étonnant que les institutions financières aient refusé de financer son projet. Économiquement, Téo Taxi ne faisait pas le moindre sens dans un monde où les Uber et Lyft de son monde sont en compétition féroce, cherchant constamment à limiter leurs couts d’opération au minimum.

Mais la quête de vertu et le désir d’approbation d’une certaine élite montréalaise économiquement illettrée à poussé Taillefer à aller chercher du financement auprès du gouvernement provincial. Il faut dire que le gendre de Christian Dubé qui était alors responsable des placements privés de la Caisse de dépôt et placement du Québec, était l’associé principal du douteux Taillefer.

Au final, c’est $47 millions de fonds publics soutiré aux épargnants québécois qui ont été mis dans le tordeur, sans la moindre excuse de Taillefer. Pas étonnant que « l’homme d’affaires » ait aussi présidé l’une des pires campagnes électorales de l’histoire du Parti Libéral du Québec.

Et comme si $47 millions n’était pas assez, voici que Taillefer siège sur le conseil d’administration du « panier bleu », un bottin téléphonique électronique pour recenser les compagnies québécoises. L’initiative a couté quelques 250,000$ aux contribuables québécois, et ce n’est possiblement que le début d’une autre fuite de capital des épargnants vers une autre entreprise vouée à l’échec.  

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