Alexandre Taillefer dirige depuis 2011 le fonds XPND Capital, un fonds d’investissement de près de 100 millions de dollars, selon son site internet, qui a été généreusement abreuvé de fonds publics.

La revue L’actualité, Téo Taxi, le journal Voir, l’observatoire au sommet de la Place Ville Marie, la Compagnie électrique Lion (autobus électriques), ce ne sont que quelques-uns des investissements dans des secteurs d’activité risqués (voir tableau) sur lesquels le fonds de l’ex-dragon a parié au fil des ans.

XPND se donne pour mission d’« encourager l’émergence de la prochaine génération d’entreprises d’envergure au Québec », selon son site internet.

Pour réaliser ces investissements, Alexandre Taillefer a bénéficié de généreux subsides d’organismes publics ou encore bénéficiant de crédits d’impôt.

En 2016, le Fonds de solidarité FTQ, Fondaction CSN, Investissement Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec ont ainsi allongé 45 millions $ pour le fonds XPND Croissance, le deuxième fonds de XPND dont la valeur s’établissait alors à 75 millions $.

Plusieurs organismes

C’est sans compter d’autres appuis publics plus discrets. En juin 2018, Le Journal rapportait qu’Ottawa avait consenti en février un prêt de près d’un million $ à Téo Techno, une filiale de Taxelco, pour un projet d’« innovation » et de « transfert technologique ».

Le ministère de l’Économie du Québec a également consenti des prêts de 3 M$ et de 1 M$ à Téo Techno en août 2017 et en février 2018 sans faire aucune publicité.

En 2016, le ministère des Transports avait versé cinq millions $ sans publier de communiqué ni faire de conférence de presse.

La valeur des placements effectués par de nombreux organismes dans XPND est aujourd’hui inconnue. De récentes rondes de financement laissent toutefois penser que la rentabilité n’est toujours pas au rendez-vous pour plusieurs entreprises soutenues par Taillefer.

Une porte-parole d’Investissement Québec, Isabelle Fontaine, nous a indiqué que la valeur actuelle du placement de 15 millions $ d’IQ dans XPND n’était pas publique.

Hormis les investisseurs institutionnels, Claridge, le holding de la famille Bronfman, a également contribué à XPND. Selon un article de La Presse en 2015, une trentaine d’investisseurs privés, en plus d’Alexandre Taillefer, ont mis la main à la pâte.

Source : https://www.journaldemontreal.com/2018/10/05/un-petit-empire-finance-par-letat

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