La paix sociale serait menacée au Québec, si jamais François Legault prenait le pouvoir le 1er octobre, selon Alexandre Taillefer.

Le président de la campagne électorale du Parti libéral du Québec (PLQ), se dit très inquiet de l’éventuelle élection de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Et M. Taillefer n’a pas hésité à brandir le spectre d’une crise sociale, si jamais ce scénario s’avérait, au cours d’un entretien de près d’une heure avec La Presse canadienne, dimanche.

Il faut appréhender «une détérioration de la paix sociale», affirme avec aplomb M. Taillefer, un des joueurs-clés de la campagne électorale libérale.

Un homme de gauche

L’homme d’affaires bien connu dit être entré au PLQ par la porte de gauche. Il entend bien y défendre des valeurs progressistes, qui vont se transformer en mesures concrètes dans la plateforme électorale que s’apprête à présenter le parti, qu’il veut tirer toujours plus vers la gauche de l’échiquier politique, avec des investissements importants dans les programmes sociaux.

Il promet que cette plateforme contiendra «des idées novatrices qui vont surprendre beaucoup de monde», en promettant «tout ce qui permet d’offrir une meilleure qualité de vie» aux citoyens.

Homme fortuné, il ne se définit pas pour autant comme un membre de la «gauche caviar», précise-t-il durant l’entrevue, autour d’un café, dans le décor feutré de l’Hôtel Ritz-Carlton.

Il dit croire fermement aux «bienfaits des politiques sociales» pour créer une société plus juste, plus égalitaire, prônant notamment une hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure.

Son saut en politique, en mai dernier, n’a pas été de tout repos.

Il en reste traumatisé, au point de remettre en question son engagement politique futur. «Je suis un électron libre. Je ne suis pas un loose cannon, mais je suis un électron libre», soutient l’homme d’affaires, loin d’être sûr de se sentir très à l’aise dans l’univers politique, avec sa culture, ses codes et ses normes, parfois rigides.

«Je pense que je ne suis malheureusement pas fait pour la politique», confesse-t-il.

Ceux qui le voyaient déjà candidat au leadership libéral, si Philippe Couillard démissionnait au lendemain d’une défaite, il répond qu’il est «un gars très intuitif», bien peu disposé aux savants calculs stratégiques destinés à mieux se positionner.

Surtout, il estime ne pas être fait du bois dont on façonne les politiciens.

«Je ne pense pas que je serais capable de travailler dans un moule» comme celui-là, dit cet anticonformiste.

 

Source : https://www.lesoleil.com/actualite/elections-2018/alexandre-taillefer-francois-legault-est-une-menace-a-la-paix-sociale-e1657209f33a70791758c6cd076e22aa

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